L’histoire, on la connaît tous. Nous avons tous vu le film de Disney, et plusieurs d’entre nous avons vu la merveilleuse production à New York depuis les 14 ans qu’elle joue. La compagnie de tournée est la compagnie officielle de Disney qui a en plus le sceau d’approbation de Julie Taymor, la metteure en scène et la créatrice originale. Si vous vous attendez à ce que je fasse une critique sur le spectacle, je n’en ferai pas – il a déjà été critiqué plusieurs fois depuis sa création. Si vous voulez savoir si la compagnie de tournée est une bonne compagnie, je n’ai qu’un seul mot – EXCEPTIONNELLE!
Montréal est privilégiée de pouvoir accueillir un tel spectacle. Tout est réglé au quart de tour, les comédiens, chanteurs et danseurs sont d’un calibre de haut niveau, comme sont fait les spectacles de Broadway qu’on aime. On nous propose une orgie visuelle de décors épurés et de costumes époustouflants tout aussi impressionnants les uns que les autres. Vous pourriez vous boucher les oreilles et ne voir que le défilé de couleurs et vous apprécieriez autant votre soirée. Avec le son, décuplez votre plaisir.
Le seul détail technique qui m’a distrait un peu est le fait qu’on nous propose la traduction francophone sur deux écrans sur les côtés de la scène. D’une part, je crois que ce n’est pas nécessaire pour les spectateurs qui connaissent pour la plupart l’histoire (même si elle est en anglais), mais d’une autre part parce que ces écrans lumineux détournent l’attention qui se doit d’être sur l’histoire à l’avant. C’est gentil d’avoir pensé à tous, mais non merci pour moi. Par contre, l’insertion de quelques répliques en français dans le texte et de la fermeture du spectacle avec la version francophone de Circle of Life (Le Cercle de la vie) est touchant à souhait. Quelle belle idée.
Je dois souligner la performance de J. Anthony Crane dans le rôle de l’oncle Scar, le malicieux. Le comédien nous donne une performance solide et remarquable. La lionne Nala (Syndee Winters) a une voix extraordinaire. Sa version de Shadowland est poignante. Simba (Jelany Remi), pour sa part, le fait moins pour moi – sa version de la chanson Endless Night, qui normalement est un des moments les plus intenses, m’a laissé plutôt indifférent. Aussi, une talentueuse Buyi Zama en Rafiki. En survol, une compagnie d’un calibre d’extrême haut niveau qui laissera une marque ici.
Merci Evenko pour ce beau cadeau. Pour aider au développement du théâtre musical au Québec en important de belles productions comme celle-ci. En voyant les réactions du public hier, ovation par dessus ovation, larmes par dessus rires de joie, je suis convaincu que vous laisserez une trace importante.
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